Les applications Java et JavaScript (ou «applets») sont une fonction relativement nouvelle sur le World Wide Web. Ces applets sont essentiellement des programmes à part entière que vous pouvez télécharger automatiquement et faire tourner sur votre micro-ordinateur lorsque vous vous connectez à une page Web qui en comprend.
Java est un langage de programmation réseau qui fonctionne sur n’importe quel plate-forme et qui permet aux développeurs de créer des applications, ou applets, qui arrivent à faire n’importe quoi, de la simple animation de chaînes de texte aux interfaces complètes d’interrogation de bases de données, en passant par les jeux interactifs et la réalité virtuelle. Bref, si vous arrivez à concevoir quelque chose, vous pouvez la programmer. JavaScript est une version simplifiée du langage Java (actuellement, seul Netscape 2.0 permet l’utilisation de ce langage). La question qu’il faut se poser est : quelle est l’accessibilité des applications ou de l’information livrée par Java? Pour vous répondre rapidement : je ne sais pas encore.
Le niveau d’accessibilité des applications Java ou JavaScript ne peut être déterminé à l’avance. Puisqu’il s’agit en fait de langages de programmation, on peut supposer que toute application développée dans ces langages peut être rendue plus ou moins accessible par le développeur de l’application. Si vous développez ou si vous comptez développer des applets en Java ou en JavaScript, il faut vous assurer de respecter les principes de base de l’accessibilité.
Au moment où j’écris ce texte (19 avril 1996), il existe peu de fureteurs graphiques qui peuvent fonctionner avec les applets Java ou JavaScript. À ce stade, la prestation d’information essentielle ou le développement d’un site entier à base d’interactivité Java n’est pas recommandée, puisque seule une petite partie du bassin des utilisateurs sera en mesure de voir ou de lancer ces applications.
Le HTML permet aux développeurs de Java ou de JavaScript d’inclure un autre ensemble d’instructions HTML qui peut être exécuté ou affiché si le fureteur de l’utilisateur final ne permet pas l’utilisation des applets Java. Si vous offrez une solution de rechange pour un applet Java, cela revient à inclure du texte ALT= dans une image graphique. Vous informez l’utilisateur au sujet de ce qu’il lui manque et lui laissez le soin de déterminer si l’applet manquant est important ou non. Voici quelques exemples.

Certains experts de la sécurité sur le réseau Internet soutiennent qu’il n’y a rien qui puisse empêcher une personne sans scrupules d’insérer un virus dans un applet Java ou JavaScript. Le virus serait lancé automatiquement sur votre système lorsque vous accédez à la page comprenant l’applet à l’aide d’un fureteur compatible avec Java. Pour cette raison, les experts vous conseillent d’activer la fonction Java seulement si vous êtes convaincus de la fiabilité du site Java.

Si vous utilisez Netscape Navigator 2.0, une option vous permet d’activer ou de désactiver l’exécution des applets Java de la même façon que vous pouvez activer ou désactiver l’affichage des images. Malheureusement, même lorsque l’affichage Java est désactivé, le fureteur n’affiche pas les codes HTML équivalents. Apparemment, vous ne profiterez de l’équivalent accessible que si vous utilisez un fureteur qui ne reconnaît pas Java. Dans Navigator 2.0, la possibilité de fournir un équivalent de l’élément <APPLET> est nulle. Les développeurs de pages HTML devront offrir des choix d’équivalents accessibles à l’extérieur de la définition d’applet Java s’ils veulent que les utilisateurs de Navigator 2.0 puissent désactiver l’affichage des applets Java.
Donc, la solution la plus «accessible» consiste à toujours décrire (avec tous les détails nécessaires) le style ou la fonction de l’applet Java ou à pointer vers un équivalent accessible. Puisque le champ qui vous permet de décrire l’applet accepte le HTML standard, vous pouvez utiliser n’importe quel élément HTML, y compris les liens vers d’autres pages. Contrairement à l’élément ALT-text, il n’y a aucune limite quant à la quantité ou au type de codage que vous pouvez inclure.

Les pages bilingues sont-elles accessibles?
Rendre les liens accessibles.


